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Ép. 2 – L'arrivée inattendue : ma grossesse

  • Photo du rédacteur: Nina
    Nina
  • 15 déc. 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 12 heures

La naissance d’une vie et la fracture d’un couple


Pas de règles depuis plusieurs semaines.
Mes seins sont gonflés et douloureux.
Je suis irritable, fatiguée.
Il se passe quelque chose en moi…


Verdict : je suis enceinte.


Femme qui tient un test de grossesse positif sur son ventre

La nouvelle tombe comme un cheveu sur la soupe. Je ne m’y attends pas, et Monsieur X non plus.


Cela fait presque deux ans que nous sommes ensemble, et je lui répète depuis le début que je ne veux pas d’enfant.


Il a déjà une fille, alors il s’était fait à l’idée.


Ma décision me semble évidente : je prends rendez-vous pour me renseigner sur l’avortement.


Mais le rendez-vous n’est que quinze jours plus tard.


Une grossesse évidente


Cette attente aurait pu être interminable et douloureuse, mais elle a été décisive.


Plus les jours passaient, plus je me disais :

« Il y a une vie dans mon ventre. »


« C’est le fruit de notre amour. »


« Monsieur X est un père parfait, je le vois. »


« Et si je gardais ce bébé ? »


Je ne saurais trop expliquer ce qui s’est passé. J’ai simplement senti, au plus profond de moi, que je devais garder ce petit être humain qui allait grandir dans mon ventre.


Je n’ai jamais, à aucun moment, regretté ce choix.


Mais à partir du moment où la nouvelle a été officielle, tout a changé.


Au début, Monsieur X et moi étions toujours fusionnels.


Nous allions aux échographies, réfléchissions à l’aménagement de la chambre, imaginions le sexe du bébé, riions beaucoup.


Mais quelque chose avait changé.


Quelque chose de très subtil que mon corps a perçu, sans que je le conscientise tout de suite : Monsieur X était en train de basculer.


Petit à petit, il s’est fermé.


Plus mon ventre s’arrondissait, plus il s’éloignait.


Je mettais ça sur le compte des hormones, de ma fatigue, de mes sautes d’humeur… mais c’était plus profond.


La fissure se formait déjà entre nous.


J’ai pourtant adoré ma grossesse.


Sentir mon corps créer la vie, sentir mon bébé bouger, lui parler, lui faire écouter de la musique.

C’étaient des moments magiques, un lien fort, presque sacré.

Même s’ils étaient accompagnés d’isolement et de solitude émotionnelle.


Je me souviens parfaitement de la nuit précédant mon accouchement.


Je n’ai pas réussi à fermer l’œil. Les contractions m’empêchaient de dormir.


Pour ne pas déranger, je suis descendue au salon.
Je me sentais seule, mais je n’ai rien fait.


Je n’ai pas réveillé Monsieur X.


Je n’ai pas pris de douche, de peur de faire trop de bruit.


Je suis restée là, toute la nuit, à essayer toutes les positions et les techniques que la sage-femme m’avait montrées — en silence.


À six heures du matin, je suis montée dans notre chambre.


Je lui ai dit que je n’étais pas bien et que je devais aller sous la douche.


Il m’a à peine regardée, a marmonné quelque chose, puis s’est rendormi.


La journée suivante, nous sommes allés chez sa mère.


J’ai accepté, pensant que ça me changerait les idées.


J’avais des contractions douloureuses, impossibles à calmer.


Je restais debout, faisant des allers-retours.


Sa mère me lançait des regards de compassion — elle voyait que je souffrais.


Monsieur X, lui, discutait tranquillement avec elle et ses sœurs.


Il n’était pas avec moi.

Pas avec moi affectivement.


J’avais besoin de soutien émotionnelle, de tendresse, d’une main sur la mienne.


Mais encore une fois, j’étais seule.


Le soir, de retour à la maison, il m’a fait couler un bain.


Mais il n’est pas resté.


Je souffrais. J’avais besoin de lui.


Je suis redescendue, les larmes aux yeux avec un sentiment de solitude.


Il faisait sa vie, préparait à manger, comme si de rien n’était.


Bien sûr, j’aurais dû lui dire ce dont j’avais besoin.


Lui dire que j’avais envie d’un câlin, d’un mot doux, d’un peu d’amour.


Mais c’était au-dessus de mes forces.


J’ai fini par lui dire qu’il fallait qu’on aille à la maternité, avant que je ne puisse plus monter dans la voiture.
Il a été physiquement présent, mais affectivement complètement absent, contribuant à une violence psychologique subtile.


Douze heures plus tard, ma fille est née.



Si tu es enceinte et que tu ressens le besoin d’un espace doux pour t’écouter, j’ai créé un calendrier de grossesse introspectif, inspiré de ce que j’ai traversé.

Le découvrir ici



Dans l’épisode 3 : La naissance. Les premiers jours. Et le début du vide.



À bientôt,

Kiss Kiss Love 💛

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