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Ép. 8 – La violence après la séparation : quand partir ne suffit pas

  • Photo du rédacteur: Nina
    Nina
  • 26 janv.
  • 3 min de lecture

La rupture ne met pas fin à la violence, elle la transforme


J’ai cru que j’étais en train de m’en sortir.


Je pensais en avoir fini avec la boule au ventre, le manque d’appétit, les insomnies, la fatigue, le vide intérieur.


Je pensais surtout en avoir fini avec la violence.


Je me trompais.


La rupture n’a pas mis fin à la violence.


Elle l’a transformée.


Je ne la subis plus frontalement, au quotidien, sous le même toit.


Mais elle est devenue insidieuse.


Chaque message, chaque rencontre, chaque demande devient une nouvelle source de violence.


Un homme que je ne reconnais plus


Je me retrouve face à un homme rempli de haine à mon égard.


Son seul mot d’ordre : me faire souffrir.


Il y a un fossé immense entre celui qu’il prétend être par message et celui qu’il est dans la réalité.


Ses messages sont doux, presque bienveillants.


Des mots rassurants, des smileys, une façade apaisante.


Mais lorsque je me retrouve face à lui, tout change.


Les insultes pleuvent.


Les reproches sont constants et infondés.


Ma dépression est niée.


Je deviens, selon lui, une menteuse, une manipulatrice, une bipolaire.


Mon cœur saigne.


Mon corps n’en peut plus.


Je tremble à chaque fois que je dois lui ramener notre fille.


Survivre à la violence après la séparation


Pierre empilés au bord de la rivière.

Devant lui, je ne montre rien.



J’applique consciemment la technique de la pierre grise.


Je me ferme.


Je neutralise mes émotions.


Je deviens fade, lisse, sans prise.


Mais une fois sur le chemin du retour, tout s’effondre.


Il m’arrive souvent d’être incapable de conduire.


Je m’arrête sur le bord de la route.


Je pleure. Longtemps.


La colère m’envahit.


Comment l’homme que j’ai tant aimé a-t-il pu se transformer en monstre ?


Comment peut-on en vouloir autant à quelqu’un ?


Comment peut-on faire autant de mal à la mère de sa fille ?


Comment peut-on être aussi lâche ?


Laisser sortir ce qui me traverse


Avec le temps, j’ai trouvé mes propres soupapes.


Je m’arrête parfois dans un champ.


Je jette des cailloux de toutes mes forces, comme pour expulser ce trop-plein.

Puis j’appelle ma meilleure amie.


Elle m’écoute.


Sans m’interrompre.


Sans minimiser.


Sans chercher à réparer.


Juste être là.


Et ça change tout.


L’emprise existe encore


Malgré la distance physique, l’impact psychologique reste fort.


La violence après la séparation laisse des traces invisibles mais profondes.


Bien sûr, mon amour pour lui n’a pas totalement disparu.


Et c’est précisément ce qui rend les choses si difficiles.


Je dois faire deux deuils en même temps :


– le deuil du père idéal


– le deuil de la famille que j’avais imaginée pour ma fille


Mon cœur est lent. 


Il a besoin de temps.


Mon cerveau, lui, a déjà tout compris.


Il sait.


Il veut sortir de l’emprise.


Ce décalage crée une souffrance supplémentaire.


Mais je ne lutte plus.


Apprendre à me choisir


Je parle à mon cœur, à travers mes pensées.


Je lui apprends doucement qu’il peut déposer son amour ailleurs.


Sur celle qui le porte depuis toujours.


Sur moi.


Parce que me reconstruire, ce n’est pas oublier.


C’est apprendre à me choisir, même quand c’est inconfortable.


Même quand ça fait mal.


Vous n’êtes pas seule.


La pierre grise est une façon de se protéger sans se mettre en danger, même quand couper le contact est impossible.


Pour vous guider, j’ai créé un PDF gratuit, simple et pratique, qui explique comment appliquer cette technique au quotidien.


__


Les choses ont fini par se calmer.

J’ai cru que tout allait enfin mieux.

Mais c’était le début d’un autre piège.


Rendez-vous dans le prochain épisode !

Kiss Kiss love 💛

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